L'année dernière en Malaisie, dans le cadre de la répression des droits civils et politiques actuellement menée par le gouvernement, des lois restrictives ont été utilisées pour soumettre ses détracteurs à des actes de harcèlement, des détentions et des poursuites. Le nombre d’interdictions de voyager arbitraires et illimitées prononcées contre des défenseurs des droits humains et bafouant leurs droits a augmenté. Des militants des droits des populations autochtones et des journalistes ont été arrêtés parce qu’ils avaient manifesté pacifiquement contre des atteintes. Le gouvernement de Fidji a utilisé une législation restrictive pour museler les médias et entraver le droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Les accusations portées contre des employés du Fiji Times ont été transformées en inculpation pour sédition, une mesure motivée par des considérations politiques et destinée à réduire au silence l’un des derniers organes de presse indépendants du pays. À Singapour, des modifications apportées à la Loi relative à l’ordre public ont conféré aux autorités des pouvoirs plus étendus en matière de restriction ou d’interdiction des rassemblements publics. Des défenseurs des droits humains ont été soumis à des enquêtes de police pour avoir participé à des manifestations pacifiques. Des avocats et des universitaires ayant critiqué le système judiciaire ont été inculpés, et la liberté de la presse a été restreinte. Au Laos, les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique restaient très limités et des dispositions du Code pénal ont été utilisées pour emprisonner des militants pacifiques. La répression de la dissidence au Viêt-Nam s’est intensifiée, forçant de nombreux militants à fuir le pays. L’érosion de la liberté de la presse s’est aggravée au Myanmar, où des journalistes et d’autres professionnels des médias ont fait l’objet de manoeuvres d’intimidation et parfois d’arrestations, de placements en détention et de poursuites judiciaires en lien avec leur travail.