Depuis 2000, la moyenne annuelle des concentrations en dioxyde d’azote (NO2 ) a diminué de façon progressive pour se stabiliser ces dernières années. En 2014, la moyenne annuelle des concentrations observées en fond urbain est de 19 µg/m3 contre 20 µg/m3 en 2013. Sur les stations localisées à proximité du trafic routier, et davantage affectées par les émissions automobiles, la moyenne annuelle est de 42 µg/m3 (44 µg/m3 en 2013). En 2014, le seuil annuel pour la protection de la santé humaine n’est pas respecté pour 8,8 % des stations de mesure, principalement situées à proximité du trafic routier et dans des grandes agglomérations (Paris, Lyon, Marseille - Aix-en-Provence, Strasbourg, Toulouse, Grenoble, Nice, Montpellier, Rouen, Clermont-Ferrand, Saint-Étienne, Toulon et Rennes). Le seul site où le seuil horaire (200 µg/m3 et à ne pas dépasser plus de 18 heures/an) n’est pas respecté se situe à proximité du trafic routier (A7) dans l’agglomération de Lyon. De 2007 à 2014, les concentrations moyennes annuelles en particules PM10 mesurées diminuent (-1 à -3 µg/m3 entre 2013 et 2014 selon le type de station) pour atteindre 24 µg/m3 (à proximité du trafic routier) et 19 µg/m3 (en fond urbain) en 2014. Les concentrations moyennes annuelles en PM10 sont plus variables sur les stations situées à proximité du trafic routier que sur les stations de fond urbain. En 2014, le seuil journalier pour la protection de la santé humaine n’est pas respecté sur 1,5 % des sites de surveillance du territoire (5 % en 2013), principalement sur des sites à proximité du trafic routier (régions Île-deFrance, Auvergne - Rhône-Alpes et Martinique). Un site dépasse en 2014 le seuil annuel, contre deux en 2013 ; il s’agit d’un site de type trafic situé à Saint-Denis, à proximité de l’autoroute A1, et où est également dépassé le seuil journalier. Sur la période 2009-2014, les concentrations en particules PM2.5 ont baissé à proximité du trafic routier et en fond urbain ; en 2014, la moyenne annuelle est respectivement de 14 µg/m3 et de 12 µg/m3 . Depuis les années 2000, il est observé une augmentation de l’ordre de 8 % de la moyenne annuelle du niveau de fond en ozone (O3) sur les sites de fond urbain en France. Sur la période 2000-2015, le pourcentage de stations de mesure qui ne respectent pas le seuil pour la protection de la santé humaine et le seuil pour la protection de la végétation en ozone a diminué et atteint respectivement 8,8 % et 23 % sur la dernière période étudiée. Cette tendance peut s’expliquer par des conditions météorologiques plus favorables à la formation d’O3 en début de période, en 2003 et 2006 notamment. Les concentrations moyennes annuelles en dioxyde de soufre (SO2 ) baissent et atteignent en 2014 des concentrations très inférieures à l’objectif de qualité de 50 µg/m3 (3,0 et 1,8 µg/m3 en moyenne respectivement à proximité d’industries et en fond urbain).