Un congrès en Hongrie, que j'ai suivi avant-hier, m'a permis d'étudier pas mal de contenus de marque qui seront lancés sous peu en grande pompe. Je ne reviendrai pas sur le détail de ces contenus. Mais en les voyant, j'ai été frappé de voir combien certaines marques étaient à côté de la plaque. Un grand nombre de ces contenus était en effet dénué d'intérêt, et va à mon avis conduire à de cuisants plantages. Ces marques (dont certaines ont pourtant une dimension internationale) n'ont clairement pas compris que dans la communication de contenu, la qualité éditoriale est la condition première de la réussite. Elle ne suffit pas toujours, mais elle est en tout cas vitale pour espérer atteindre ses objectifs. Sur le marché des contenus, ceux proposés par les marques ne se contentent pas d'être en compétition avec les contenus des marques rivales, loin s'en faut : les contenus de marque doivent faire face à l'intégralité des contenus produits, même ceux qui ont été réalisés par les médias classiques. Concrètement, les personnes ont à tout moment le choix entre découvrir un court-métrage réalisé par une marque ou le dernier one-man show de Franck Dubosc ; à tout moment, ils peuvent se repasser une vidéo collector de Michael Jackson ou préférer le documentaire d'un festival mis en place par Durex. Comme on peut le voir, les marques doivent plus que jamais produire des contenus d'excellente facture, si elles veulent espérer rencontrer le succès. La variété de contenus étant tellement étoffée, pour quel motif les spectateurs iraient-ils sinon se frotter à des contenus de marques ? Le côté viral ne se déclenche qu'en cas de haut degré de satisfaction chez le spectateur. A l'inverse, les contenus vus comme sans intérêt sont condamnés à disparaître dans l'avalanche de contenus qui sont servis chaque jour et qui passent inaperçus, faute de visibilité. Bon nombre de marques qui exposaient leurs contenus lors de ce congrès n'ont à l'évidence pas perçu ce besoin de qualité. Or, celle-ci est d'autant plus essentielle que la plupart des individus ne considèrent pas que le contenu éditorial et la marque fassent forcément bon ménage. A charge à la marque de justifier sa présence sur ce créneau par l'excellence de ses contenus. Plus d'information est disponible sur le site de l'organisateur de l'organisation de séminaire en Hongrie. Suivez le lien.