L'oeil du quidam

15 mai 2018

Le septième ciel en avion de chasse

Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, j'ai une passion assez étrange à l'égard des avions de chasse. Cette passion me viendrait, selon mes parents, de mon grand-père. Je ne m'en souviens pas, mais je sais que lorsque j'étais gosse, je ne pouvais concevoir de sortir sans avoir au moins un avion de chasse avec moi. Je pense que peu de jouets ont été à ce point amortis par leur propriétaire. Si cette passion s'est heureusement atténuée depuis, je n'ai cependant jamais oublié cette promesse que je me suis faite : qu'un jour, je m'offrirais un vol sur un appareil réel. Il m'aura fallu pas mal d'années pour passer à l'acte, mais j'ai enfin pu tenir ma promesse samedi dernier, lors d'un vol en avion de chasse. Et même si je suis redescendu sur terre depuis quelques jours, je pense qu'une partie de moi restera toujours là-haut, observant la terre à pleine vitesse. Les émotions que j'ai pu avoir là-haut m'ont surpris par leur intensité, en dépit de tous les récits que j'avais pu lire avant de me lancer. Je me suis souvenu ce jour-là à quel point il peut y avoir une différence entre lire une expérience et la vivre soi-même. Je m'étais beaucoup informé sur les émotions qu'on peut avoir à bord d'un avion de chasse. Les facteurs de charge qui vous font multiplier votre poids habituel par 6, le sentiment de légèreté des G négatifs, la nausée qui fait son apparition lorsqu'on continue trop longtemps sur le même rythme... Je pensais vraiment être paré. Mais peu importe ce qu'on croit savoir, je pense qu'on ne comprend pas vraiment : ce n'est que lorsque l'organisme ressent physiquement tout ça qu'on comprend vraiment. Là-haut, certaines acrobaties étaient si explosives qu'elles en devenaient éprouvantes. Et je dois avouer que, bien que j'aie adoré ce baptême, j'ai été soulagé lorsqu'est venu le moment de prendre le chemin du retour... Plus m'aurait sans doute fait l'effet d'un certain After Eight dans les Monthy Python. Si vous êtes comme moi un mordu d'adrénaline, je vous conseille vraiment l'expérience. Mais si vous êtes d'une nature sensible, je vous conseille d'oublier tout de suite ! Je vous mets le site par lequel je suis passé pour mon vol, si vous voulez jeter un oeil et voir à ce à quoi j'ai eu droit. Retrouvez toutes les infos sur ce baptême en avion de chasse en suivant le lien.

pilote de chasse

 

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14 mai 2018

Autisme : les questions du premier cycle et de la modernisation de l'université

L'un des grands chantiers de ces dernières années, ainsi que, de toute évidence, le pan de l'université ayant connu les évolutions les plus rapides, est indéniablement le premier cycle. De plus en plus, il est décroché de l'idéal universitaire tel que conçu naguère, voué à des impératifs d'ouverture au monde moderne, de professionnalisation, mais également d'acquisition d'acquis propédeutiques à l'université antérieurement dévolus au lycée. Si ces évolutions en tant que telles ne relèvent pas du sujet du présent document et représentent sans doute une nécessité du point de vue de la grande majorité des étudiants, une conclusion aussi nette ne peut être dressée au sujet des étudiants autistes. Au contraire, on ne peut que craindre que, en l'absence de mesures correctives d'inclusion et en l'état actuel des choses, nombre de personnes autistes ayant pu suivre des études supérieures par le passé ne le puissent plus à l'avenir. Ce constat perturbant peut être liée à plusieurs évolutions. D'une part, de plus en plus, la spécialisation proprement dite, celle que nombre de lycéens autistes attendent désespérément, est retardée dans le cursus, entre autres afin de s'adapter au nombre croissant d'étudiants dépourvus de perspectives d'avenir précises. De ce fait, les désillusions risquent de devenir plus nombreuses, au fur et à mesure que s'allonge le temps d'attente entre le quotidien parfois insupportable des brimades du secondaire et le temps futur, volontiers idéalisé, où le seul sujet d'attention sera le centre d'intérêt de la personne. Symétriquement, les activités ou enseignements nouveaux des premiers cycles ne sont pas nécessairement les plus en phase avec le profil habituel de l'autisme, en particulier dans les établissements privés ou considérés comme d'élite : aux stages à rallonge qui désormais sont entrés dans les mœurs y compris pour les personnes ne se destinant pas ou ne pouvant pas dans un avenir proche travailler en milieu concurrentiel dur, s'ajoutent toutes sortes d'apprentissages liés tantôt au savoir-être, tantôt aux « soft-skills », tels que diverses activités de socialisation ou de « networking », des enseignements d'ouverture fort éloignés de l'environnement universitaire habituel, des « ateliers de pleine conscience » où l'on s'allonge et apprend à respirer, etc. Pour ainsi dire aucune de ces activités nouvelles n'est conçue pour être compatible avec l'autisme, sur fond d'un malentendu profond : bien qu'issues majoritairement et sous des formes diverses des tendances universitaires américaines, ces activités et leur transposition à la France négligent un point fondamental : alors que dans le contexte culturel américain, l'autisme ainsi qu'une multitude d'autres facteurs sont des justifications suffisantes et non-susceptibles de contestation pour ne pas participer, la validité d'une telle objection en France demeure à démontrer.

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20 mars 2018

Que serait Dublin sans Guinness ?

A l'occasion d'un voyage de groupe à Dublin, il y a quelques jours, j'ai eu l'occasion de visiter la célèbre brasserie Guinness. Je savais qu'il s'agissait d'un site important dans l'histoire de la ville (la Guinness est la boisson alcoolisée la plus populaire d'Irlande), mais je ne savais pas à quel point. Guinness occupe en effet une place particulière dans l'histoire de Dublin (et dans celle de la bière en général, d'ailleurs). Pour la petite histoire, la petite brasserie Rainsford, au sud de la rivière Liffey, fut acquise en 1759 par Arthur Guinness, avec un bail de 9000 ans (encore loin d’être échu, donc !). Guinness commença par produire de l’ale (une bière de fermentation haute, à bouquet complexe) puis, en 1770, se lança dans la fabrication d’une stout (bière à base d’orge très torréfié) de couleur noire, couronnée d’une mousse crémeuse et au goût très particulier. La boisson s’inspirait de la Porter, alors très en vogue à Londres. Le succès fut tel que Guinness stoppa la production d'ale. Arthur Guinness se fit bâtir une demeure dans Thomas Street, près de la grande entrée de la brasserie, mais le vrai moteur de la réussite familiale fut en fait son fils, Sir Benjamin Lee Guinness, qui reçut une charge de baronet et tenait à sa mort le titre d’homme le plus riche d’Irlande. Ce fut en effet lui qui fit entrer l’entreprise dans le monde moderne. Il donna à la brasserie de Dublin une telle ampleur qu'elle fut, à une époque, la plus grande du monde. Imaginez. Elle possédait son propre chemin de fer et sa propre flotte de péniches. Dans les années 1930, plus de 5000 personnes y travaillaient ; c’était carrément le premier employeur de Dublin. Les Guinness eux-mêmes s’intégrèrent à l’aristocratie britannique sous le titre de comtes d’Iveagh et créèrent de nombreuses œuvres philanthropiques. La brasserie est assez fascinante à visiter. Le Guinness Storehouse, qui a ouvert en 2000 au cœur de la brasserie géante, raconte toute cette épopée. Une galerie est consacrée aux travaux de John Gilroy, un artiste qui créa, dans les années 1930 et 1940, beaucoup de publicités pour la marque. Mais le top de la visite reste pour moi le Gravity Bar, dont les parois de verre permettent d'avoir une vue très agréable sur Dublin. Tout en dégustant une pinte de Guinness, évidemment ! Pour finir, je vous mets un lien vers l'agence qui a organisé ce voyage de groupe. Elle a fait un excellent travail d'un bout à l'autre, et mérite que je lui fasse de la pub. Si vous avez comme moi l'habitude des voyages de groupe, vous avez sans doute remarqué à quel point il est rare que l'organisation soit au top. -_-' En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste renommé de l'organisation du voyage groupe.

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13 mars 2018

Défendre les droits humains en Asie du Sud-Est

L'année dernière en Malaisie, dans le cadre de la répression des droits civils et politiques actuellement menée par le gouvernement, des lois restrictives ont été utilisées pour soumettre ses détracteurs à des actes de harcèlement, des détentions et des poursuites. Le nombre d’interdictions de voyager arbitraires et illimitées prononcées contre des défenseurs des droits humains et bafouant leurs droits a augmenté. Des militants des droits des populations autochtones et des journalistes ont été arrêtés parce qu’ils avaient manifesté pacifiquement contre des atteintes. Le gouvernement de Fidji a utilisé une législation restrictive pour museler les médias et entraver le droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Les accusations portées contre des employés du Fiji Times ont été transformées en inculpation pour sédition, une mesure motivée par des considérations politiques et destinée à réduire au silence l’un des derniers organes de presse indépendants du pays. À Singapour, des modifications apportées à la Loi relative à l’ordre public ont conféré aux autorités des pouvoirs plus étendus en matière de restriction ou d’interdiction des rassemblements publics. Des défenseurs des droits humains ont été soumis à des enquêtes de police pour avoir participé à des manifestations pacifiques. Des avocats et des universitaires ayant critiqué le système judiciaire ont été inculpés, et la liberté de la presse a été restreinte. Au Laos, les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique restaient très limités et des dispositions du Code pénal ont été utilisées pour emprisonner des militants pacifiques. La répression de la dissidence au Viêt-Nam s’est intensifiée, forçant de nombreux militants à fuir le pays. L’érosion de la liberté de la presse s’est aggravée au Myanmar, où des journalistes et d’autres professionnels des médias ont fait l’objet de manoeuvres d’intimidation et parfois d’arrestations, de placements en détention et de poursuites judiciaires en lien avec leur travail.

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26 janvier 2018

La déception Trump

Trump l'a annoncé en fanfare, l'a claironné haut et fort : il fera de son projet de réforme fiscale une réalité. Mieux encore, celle-ci sera, pour reprendre ses propres mots, « historique » (c'est-à-dire, « amazing », « incredible », et « so great »). Ce projet est d'autant plus fervemment supporté par Trump qu'on va sous peu fêter la centième journée de son administration au pouvoir, et que le constat global de son administration, pour le moment, est assez médiocre. Pendant un incentive à New York, j'en ai débattu avec mes collègues, et chacun le reconnaissait : le succès de Trump est loin d'être celui escompté ! A preuve, ses deux projets phares (l'abrogation de l'Obamacare et la fermeture des frontières pour certains pays) ont été déboutés. Conséquence de ce fiasco, les américains remettent en cause ses intentions. Par exemple, la plupart des Américains déclarent qu’il faut davantage d’Etat, et n'apprécient donc pas la libéralisation que Trump entend établir à tout-va. Et quelques deux Américains sur trois souhaitent que Trump s'intéresse au réchauffement climatique, quand celui-ci avait pourtant dit que c'était une invention chinoise ! Comment la tornade Trump a-t-elle pu faiblir si rapidement depuis son investiture ? On pourrait en premier lieu invoquer la difficulté du président à prendre ses marques. Mais Trump a surtout fini par prendre conscience qu'on ne gère pas un pays comme une entreprise : il commence à peine à voir la complexité du monde économique dans lequel nous évoluons, où l'on ne peut pas faire pression sur d'autres pays et que ça se passe sans résistance en face. C'est ce qui explique que le Républicain ne parle plus de guerre économique avec la Chine, mais parle d'une discussion à tête reposée afin de rétablir l'équilibre. Il a finalement entrevu la forte intrication des relations commerciales entre la Chine et l'Amérique, et admis qu'une guerre commerciale pouvait faire beaucoup de tort à l'économie américaine... Au passage, je me suis bien amusé lors de cet incentive à NY : le staff a fait un super travail. Je vous mets en lien l'agence qui était aux manettes, pour les intéressés. Plus d'information est disponible sur le site de l'agence organisatrice cette incentive aux USA. Cliquez sur le lien.

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17 janvier 2018

Huit Français sur dix adhèrent au moins à une théorie du complot

Les Français seraient-ils complotistes ? Oui, si on croit une étude de l’Ifop (lire en encadré) pour la Fondation Jean-Jaurès et l’observatoire Conspiracy Watch, publiée dimanche. Elle révèle que près de huit Français sur dix adhérent à au moins l’une des grandes «théories du complot». Trois ans après les attentats de janvier 2015 à Paris, et en pleine offensive du gouvernement contre les « fake news » ou fausses infos, l’étude montre que 79 % des Français croient à au moins une théorie du complot. Ils sont 34 % à en croire au moins 4 et 13 % au moins 7. Et concernant les multiples théories qui circulent dans l’opinion et sont évoquées dans l’étude, des plus récentes aux plus anciennes, 55 % des Français approuvent l’idée que « le ministère de la santé est de mèche avec l’industrie pharmaceutique pour cacher au grand public la réalité sur la nocivité des vaccins » et 54 % sont d’accord avec l’affirmation que « la CIA est impliquée dans l’assassinat du président John F. Kennedy à Dallas ».

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08 décembre 2017

Une expérience aérienne qui fait pousser les poils du torse

Mercredi, 11h. Une journée splendide. Impatient, je découvre pour la première fois l'aéro-club de La Roche sur Yon. J'oscille entre l'exaltation et l'angoisse. En effet, je suis ici pour une activité insolite: un baptême acrobatique. Je fais la rencontre de mon pilote, Jérôme, qui me rend illico plus confiant. On commence par l'incontournable briefing. L'ambiance est relaxée. Pourtant, je sens l'angoisse qui monte à mesure que le moment tant attendu vient. Je continue de conserver un air calme mais j'ai les mains moites. Puis vient le moment d'y aller. Je mets le parachute comme un sac à dos, puis me rends à l'appareil, un Stampe SV-4, un petit avion bi-place. L'engin est à la fois léger et robuste et, comme je vais m'en apercevoir, particulièrement agile. L'intérieur est rustique. L'avion est à l'évidence pensé pour remplir un seul dessein: fournir le maximum de sensations. Lorsque je me retrouve casé dans le petit habitacle, solidement sanglé à mon siège, j'ai un peu l'impression d'avoir fusionné avec l'appareil. L'engin commence par tousser au démarrage puis rugit soudainement. Malgré mon casque, le boucan est considérable. Le pilote s'assure que mon casque micro est en état de marche (ce serait dommage qu'il ne m'entende pas crier...) puis prend de la vitesse et nous quittons le sol avant de gagner le site de voltige. Jérôme me demande si je suis prêt. Je n'ai pas le temps de terminer ma phrase que ça commence. Premier tonneau. Je reprends ma respiration et me cramponne aux bretelles, effaré. Je n'avais pas cru que les sensations seraient d'une telle violence. Mais ce n'était rien de plus qu'un avant-propos! Cloches, décrochages, vol dos... Les pirouettes s'enchaînent à toute vitesse. De temps à autre, je ne peux m'empêcher de lâcher une grossièreté. L'épreuve est un peu démente que tout ce que j'avais imaginé. Et j'avais pourtant imaginé beaucoup. A la fin, il n'y a même plus de haut ou de bas. Tous mes repères se sont évaporés et le décor et les nuages pivotent autour de l'appareil. J'ai l'impression d'être un bébé dans son berceau, observant un mobile tournoyant incompréhensible. Et soudain, c'est fini. Le monde retrouve son apparence normale tandis que nous regagnons le sol. La phase acrobatique est très courte, et cependant je suis épuisé en sortant du cockpit. Lors de certaines figures, il fallait encaisser 5G: mon corps pesait donc 5 fois plus que d'habitude ! Je peux vous dire que c'est le genre d'expérience impossible à oublier ! Le pilote calibre la force des acrobaties en fonction du ressenti, mais ça reste tout de même un pur shoot d'adrénaline. A réserver aux amateurs de sensations fortes ! Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de baptême de voltige.

 

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L’euro

L'euro a permis de créer une zone de stabilité monétaire de 320 millions d’habitants. Pour les acteurs français, l’instabilité de change a complètement disparu notamment avec l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, qui figurent parmi nos principaux partenaires commerciaux. Si pour l’instant, la croissance tendancielle de la zone, soit 2,2 % l’an reste identique à ce qu’il était avant l’euro, il ne fait pas de doute que l’euro a réduit l’incertitude dans les échanges commerciaux et financiers intérieurs à l’Europe. La gestion de la monnaie européenne par la Banque centrale européenne est généralement considérée comme un succès, notamment au regard des missions fixées à cette institution par les Traités. La stabilité des prix a été assurée (en dehors des impacts exogènes des hausses des produits de base). Les anticipations d’inflation sont faibles et les taux d’intérêt à long terme sont bas. La Banque centrale européenne a acquis une forte crédibilité. L’évolution de l’euro depuis sa création s’est cependant avérée, à certaines époques, préjudiciable aux entreprises et à l’industrie de la zone euro en raison de mouvements trop rapides et conduisant l’euro au-delà de seuils critiques. Un euro trop élevé conduit à des surcoûts, à des pertes de parts de marché et à des délocalisations d’activité, tout particulièrement dans un espace économique européen encore morcelé et très partiellement intégré. Une politique de change de la zone euro devrait comporter, dans la mesure du possible, trois objectifs. Le premier serait de lisser les mouvements de change de très courte période (réduire la volatilité courte). Le deuxième objectif pourrait être d’éviter les trop fortes pentes dans l’évolution des taux de change (amortir les décrochages sans chercher pour autant à s’opposer aux mouvements de fond). Enfin, le troisième objectif serait de contenir les fluctuations de change dans certaines limites, sans doute assez larges, mais en évitant que ne soient franchis des seuils générateurs d’irréversibilités, des disparitions d’entreprises, voire de secteurs, et des délocalisations d’activités.

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18 novembre 2017

Concentrations mesurées dans l’air ambiant pour les polluants réglementés

Depuis 2000, la moyenne annuelle des concentrations en dioxyde d’azote (NO2 ) a diminué de façon progressive pour se stabiliser ces dernières années. En 2014, la moyenne annuelle des concentrations observées en fond urbain est de 19 µg/m3 contre 20 µg/m3 en 2013. Sur les stations localisées à proximité du trafic routier, et davantage affectées par les émissions automobiles, la moyenne annuelle est de 42 µg/m3 (44 µg/m3 en 2013). En 2014, le seuil annuel pour la protection de la santé humaine n’est pas respecté pour 8,8 % des stations de mesure, principalement situées à proximité du trafic routier et dans des grandes agglomérations (Paris, Lyon, Marseille - Aix-en-Provence, Strasbourg, Toulouse, Grenoble, Nice, Montpellier, Rouen, Clermont-Ferrand, Saint-Étienne, Toulon et Rennes). Le seul site où le seuil horaire (200 µg/m3 et à ne pas dépasser plus de 18 heures/an) n’est pas respecté se situe à proximité du trafic routier (A7) dans l’agglomération de Lyon. De 2007 à 2014, les concentrations moyennes annuelles en particules PM10 mesurées diminuent (-1 à -3 µg/m3 entre 2013 et 2014 selon le type de station) pour atteindre 24 µg/m3 (à proximité du trafic routier) et 19 µg/m3 (en fond urbain) en 2014. Les concentrations moyennes annuelles en PM10 sont plus variables sur les stations situées à proximité du trafic routier que sur les stations de fond urbain. En 2014, le seuil journalier pour la protection de la santé humaine n’est pas respecté sur 1,5 % des sites de surveillance du territoire (5 % en 2013), principalement sur des sites à proximité du trafic routier (régions Île-deFrance, Auvergne - Rhône-Alpes et Martinique). Un site dépasse en 2014 le seuil annuel, contre deux en 2013 ; il s’agit d’un site de type trafic situé à Saint-Denis, à proximité de l’autoroute A1, et où est également dépassé le seuil journalier. Sur la période 2009-2014, les concentrations en particules PM2.5 ont baissé à proximité du trafic routier et en fond urbain ; en 2014, la moyenne annuelle est respectivement de 14 µg/m3 et de 12 µg/m3 . Depuis les années 2000, il est observé une augmentation de l’ordre de 8 % de la moyenne annuelle du niveau de fond en ozone (O3) sur les sites de fond urbain en France. Sur la période 2000-2015, le pourcentage de stations de mesure qui ne respectent pas le seuil pour la protection de la santé humaine et le seuil pour la protection de la végétation en ozone a diminué et atteint respectivement 8,8 % et 23 % sur la dernière période étudiée. Cette tendance peut s’expliquer par des conditions météorologiques plus favorables à la formation d’O3 en début de période, en 2003 et 2006 notamment. Les concentrations moyennes annuelles en dioxyde de soufre (SO2 ) baissent et atteignent en 2014 des concentrations très inférieures à l’objectif de qualité de 50 µg/m3 (3,0 et 1,8 µg/m3 en moyenne respectivement à proximité d’industries et en fond urbain).

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17 novembre 2017

Congrès des marques de Hongrie

Un congrès en Hongrie, que j'ai suivi avant-hier, m'a permis d'étudier pas mal de contenus de marque qui seront lancés sous peu en grande pompe. Je ne reviendrai pas sur le détail de ces contenus. Mais en les voyant, j'ai été frappé de voir combien certaines marques étaient à côté de la plaque. Un grand nombre de ces contenus était en effet dénué d'intérêt, et va à mon avis conduire à de cuisants plantages. Ces marques (dont certaines ont pourtant une dimension internationale) n'ont clairement pas compris que dans la communication de contenu, la qualité éditoriale est la condition première de la réussite. Elle ne suffit pas toujours, mais elle est en tout cas vitale pour espérer atteindre ses objectifs. Sur le marché des contenus, ceux proposés par les marques ne se contentent pas d'être en compétition avec les contenus des marques rivales, loin s'en faut : les contenus de marque doivent faire face à l'intégralité des contenus produits, même ceux qui ont été réalisés par les médias classiques. Concrètement, les personnes ont à tout moment le choix entre découvrir un court-métrage réalisé par une marque ou le dernier one-man show de Franck Dubosc ; à tout moment, ils peuvent se repasser une vidéo collector de Michael Jackson ou préférer le documentaire d'un festival mis en place par Durex. Comme on peut le voir, les marques doivent plus que jamais produire des contenus d'excellente facture, si elles veulent espérer rencontrer le succès. La variété de contenus étant tellement étoffée, pour quel motif les spectateurs iraient-ils sinon se frotter à des contenus de marques ? Le côté viral ne se déclenche qu'en cas de haut degré de satisfaction chez le spectateur. A l'inverse, les contenus vus comme sans intérêt sont condamnés à disparaître dans l'avalanche de contenus qui sont servis chaque jour et qui passent inaperçus, faute de visibilité. Bon nombre de marques qui exposaient leurs contenus lors de ce congrès n'ont à l'évidence pas perçu ce besoin de qualité. Or, celle-ci est d'autant plus essentielle que la plupart des individus ne considèrent pas que le contenu éditorial et la marque fassent forcément bon ménage. A charge à la marque de justifier sa présence sur ce créneau par l'excellence de ses contenus. Plus d'information est disponible sur le site de l'organisateur de l'organisation de séminaire en Hongrie. Suivez le lien.

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