L'oeil du quidam

17 janvier 2018

Huit Français sur dix adhèrent au moins à une théorie du complot

Les Français seraient-ils complotistes ? Oui, si on croit une étude de l’Ifop (lire en encadré) pour la Fondation Jean-Jaurès et l’observatoire Conspiracy Watch, publiée dimanche. Elle révèle que près de huit Français sur dix adhérent à au moins l’une des grandes «théories du complot». Trois ans après les attentats de janvier 2015 à Paris, et en pleine offensive du gouvernement contre les « fake news » ou fausses infos, l’étude montre que 79 % des Français croient à au moins une théorie du complot. Ils sont 34 % à en croire au moins 4 et 13 % au moins 7. Et concernant les multiples théories qui circulent dans l’opinion et sont évoquées dans l’étude, des plus récentes aux plus anciennes, 55 % des Français approuvent l’idée que « le ministère de la santé est de mèche avec l’industrie pharmaceutique pour cacher au grand public la réalité sur la nocivité des vaccins » et 54 % sont d’accord avec l’affirmation que « la CIA est impliquée dans l’assassinat du président John F. Kennedy à Dallas ».

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08 décembre 2017

Une expérience aérienne qui fait pousser les poils du torse

Mercredi, 11h. Une journée splendide. Impatient, je découvre pour la première fois l'aéro-club de La Roche sur Yon. J'oscille entre l'exaltation et l'angoisse. En effet, je suis ici pour une activité insolite: un baptême acrobatique. Je fais la rencontre de mon pilote, Jérôme, qui me rend illico plus confiant. On commence par l'incontournable briefing. L'ambiance est relaxée. Pourtant, je sens l'angoisse qui monte à mesure que le moment tant attendu vient. Je continue de conserver un air calme mais j'ai les mains moites. Puis vient le moment d'y aller. Je mets le parachute comme un sac à dos, puis me rends à l'appareil, un Stampe SV-4, un petit avion bi-place. L'engin est à la fois léger et robuste et, comme je vais m'en apercevoir, particulièrement agile. L'intérieur est rustique. L'avion est à l'évidence pensé pour remplir un seul dessein: fournir le maximum de sensations. Lorsque je me retrouve casé dans le petit habitacle, solidement sanglé à mon siège, j'ai un peu l'impression d'avoir fusionné avec l'appareil. L'engin commence par tousser au démarrage puis rugit soudainement. Malgré mon casque, le boucan est considérable. Le pilote s'assure que mon casque micro est en état de marche (ce serait dommage qu'il ne m'entende pas crier...) puis prend de la vitesse et nous quittons le sol avant de gagner le site de voltige. Jérôme me demande si je suis prêt. Je n'ai pas le temps de terminer ma phrase que ça commence. Premier tonneau. Je reprends ma respiration et me cramponne aux bretelles, effaré. Je n'avais pas cru que les sensations seraient d'une telle violence. Mais ce n'était rien de plus qu'un avant-propos! Cloches, décrochages, vol dos... Les pirouettes s'enchaînent à toute vitesse. De temps à autre, je ne peux m'empêcher de lâcher une grossièreté. L'épreuve est un peu démente que tout ce que j'avais imaginé. Et j'avais pourtant imaginé beaucoup. A la fin, il n'y a même plus de haut ou de bas. Tous mes repères se sont évaporés et le décor et les nuages pivotent autour de l'appareil. J'ai l'impression d'être un bébé dans son berceau, observant un mobile tournoyant incompréhensible. Et soudain, c'est fini. Le monde retrouve son apparence normale tandis que nous regagnons le sol. La phase acrobatique est très courte, et cependant je suis épuisé en sortant du cockpit. Lors de certaines figures, il fallait encaisser 5G: mon corps pesait donc 5 fois plus que d'habitude ! Je peux vous dire que c'est le genre d'expérience impossible à oublier ! Le pilote calibre la force des acrobaties en fonction du ressenti, mais ça reste tout de même un pur shoot d'adrénaline. A réserver aux amateurs de sensations fortes ! Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de baptême de voltige.

 

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L’euro

L'euro a permis de créer une zone de stabilité monétaire de 320 millions d’habitants. Pour les acteurs français, l’instabilité de change a complètement disparu notamment avec l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, qui figurent parmi nos principaux partenaires commerciaux. Si pour l’instant, la croissance tendancielle de la zone, soit 2,2 % l’an reste identique à ce qu’il était avant l’euro, il ne fait pas de doute que l’euro a réduit l’incertitude dans les échanges commerciaux et financiers intérieurs à l’Europe. La gestion de la monnaie européenne par la Banque centrale européenne est généralement considérée comme un succès, notamment au regard des missions fixées à cette institution par les Traités. La stabilité des prix a été assurée (en dehors des impacts exogènes des hausses des produits de base). Les anticipations d’inflation sont faibles et les taux d’intérêt à long terme sont bas. La Banque centrale européenne a acquis une forte crédibilité. L’évolution de l’euro depuis sa création s’est cependant avérée, à certaines époques, préjudiciable aux entreprises et à l’industrie de la zone euro en raison de mouvements trop rapides et conduisant l’euro au-delà de seuils critiques. Un euro trop élevé conduit à des surcoûts, à des pertes de parts de marché et à des délocalisations d’activité, tout particulièrement dans un espace économique européen encore morcelé et très partiellement intégré. Une politique de change de la zone euro devrait comporter, dans la mesure du possible, trois objectifs. Le premier serait de lisser les mouvements de change de très courte période (réduire la volatilité courte). Le deuxième objectif pourrait être d’éviter les trop fortes pentes dans l’évolution des taux de change (amortir les décrochages sans chercher pour autant à s’opposer aux mouvements de fond). Enfin, le troisième objectif serait de contenir les fluctuations de change dans certaines limites, sans doute assez larges, mais en évitant que ne soient franchis des seuils générateurs d’irréversibilités, des disparitions d’entreprises, voire de secteurs, et des délocalisations d’activités.

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18 novembre 2017

Concentrations mesurées dans l’air ambiant pour les polluants réglementés

Depuis 2000, la moyenne annuelle des concentrations en dioxyde d’azote (NO2 ) a diminué de façon progressive pour se stabiliser ces dernières années. En 2014, la moyenne annuelle des concentrations observées en fond urbain est de 19 µg/m3 contre 20 µg/m3 en 2013. Sur les stations localisées à proximité du trafic routier, et davantage affectées par les émissions automobiles, la moyenne annuelle est de 42 µg/m3 (44 µg/m3 en 2013). En 2014, le seuil annuel pour la protection de la santé humaine n’est pas respecté pour 8,8 % des stations de mesure, principalement situées à proximité du trafic routier et dans des grandes agglomérations (Paris, Lyon, Marseille - Aix-en-Provence, Strasbourg, Toulouse, Grenoble, Nice, Montpellier, Rouen, Clermont-Ferrand, Saint-Étienne, Toulon et Rennes). Le seul site où le seuil horaire (200 µg/m3 et à ne pas dépasser plus de 18 heures/an) n’est pas respecté se situe à proximité du trafic routier (A7) dans l’agglomération de Lyon. De 2007 à 2014, les concentrations moyennes annuelles en particules PM10 mesurées diminuent (-1 à -3 µg/m3 entre 2013 et 2014 selon le type de station) pour atteindre 24 µg/m3 (à proximité du trafic routier) et 19 µg/m3 (en fond urbain) en 2014. Les concentrations moyennes annuelles en PM10 sont plus variables sur les stations situées à proximité du trafic routier que sur les stations de fond urbain. En 2014, le seuil journalier pour la protection de la santé humaine n’est pas respecté sur 1,5 % des sites de surveillance du territoire (5 % en 2013), principalement sur des sites à proximité du trafic routier (régions Île-deFrance, Auvergne - Rhône-Alpes et Martinique). Un site dépasse en 2014 le seuil annuel, contre deux en 2013 ; il s’agit d’un site de type trafic situé à Saint-Denis, à proximité de l’autoroute A1, et où est également dépassé le seuil journalier. Sur la période 2009-2014, les concentrations en particules PM2.5 ont baissé à proximité du trafic routier et en fond urbain ; en 2014, la moyenne annuelle est respectivement de 14 µg/m3 et de 12 µg/m3 . Depuis les années 2000, il est observé une augmentation de l’ordre de 8 % de la moyenne annuelle du niveau de fond en ozone (O3) sur les sites de fond urbain en France. Sur la période 2000-2015, le pourcentage de stations de mesure qui ne respectent pas le seuil pour la protection de la santé humaine et le seuil pour la protection de la végétation en ozone a diminué et atteint respectivement 8,8 % et 23 % sur la dernière période étudiée. Cette tendance peut s’expliquer par des conditions météorologiques plus favorables à la formation d’O3 en début de période, en 2003 et 2006 notamment. Les concentrations moyennes annuelles en dioxyde de soufre (SO2 ) baissent et atteignent en 2014 des concentrations très inférieures à l’objectif de qualité de 50 µg/m3 (3,0 et 1,8 µg/m3 en moyenne respectivement à proximité d’industries et en fond urbain).

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17 novembre 2017

Congrès des marques de Hongrie

Un congrès en Hongrie, que j'ai suivi avant-hier, m'a permis d'étudier pas mal de contenus de marque qui seront lancés sous peu en grande pompe. Je ne reviendrai pas sur le détail de ces contenus. Mais en les voyant, j'ai été frappé de voir combien certaines marques étaient à côté de la plaque. Un grand nombre de ces contenus était en effet dénué d'intérêt, et va à mon avis conduire à de cuisants plantages. Ces marques (dont certaines ont pourtant une dimension internationale) n'ont clairement pas compris que dans la communication de contenu, la qualité éditoriale est la condition première de la réussite. Elle ne suffit pas toujours, mais elle est en tout cas vitale pour espérer atteindre ses objectifs. Sur le marché des contenus, ceux proposés par les marques ne se contentent pas d'être en compétition avec les contenus des marques rivales, loin s'en faut : les contenus de marque doivent faire face à l'intégralité des contenus produits, même ceux qui ont été réalisés par les médias classiques. Concrètement, les personnes ont à tout moment le choix entre découvrir un court-métrage réalisé par une marque ou le dernier one-man show de Franck Dubosc ; à tout moment, ils peuvent se repasser une vidéo collector de Michael Jackson ou préférer le documentaire d'un festival mis en place par Durex. Comme on peut le voir, les marques doivent plus que jamais produire des contenus d'excellente facture, si elles veulent espérer rencontrer le succès. La variété de contenus étant tellement étoffée, pour quel motif les spectateurs iraient-ils sinon se frotter à des contenus de marques ? Le côté viral ne se déclenche qu'en cas de haut degré de satisfaction chez le spectateur. A l'inverse, les contenus vus comme sans intérêt sont condamnés à disparaître dans l'avalanche de contenus qui sont servis chaque jour et qui passent inaperçus, faute de visibilité. Bon nombre de marques qui exposaient leurs contenus lors de ce congrès n'ont à l'évidence pas perçu ce besoin de qualité. Or, celle-ci est d'autant plus essentielle que la plupart des individus ne considèrent pas que le contenu éditorial et la marque fassent forcément bon ménage. A charge à la marque de justifier sa présence sur ce créneau par l'excellence de ses contenus. Plus d'information est disponible sur le site de l'organisateur de l'organisation de séminaire en Hongrie. Suivez le lien.

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06 octobre 2017

Comnbattre la radicalisation par l'ouverture

Face à la tentation de la radicalisation, notamment dans un contexte de crise sociale et de difficultés d'intégration, l’enjeu est d'inclure à nouveau les musulmans dans le récit national, en tant que musulmans, mais aussi et surtout en tant que Français. Le pire serait que l’on réponde à la pulsion de révolte d’une partie des jeunes, fondée sur l’idée qu’il y a « eux » – les « impurs » - et « nous » – les musulmans fiers de l’être, mais victimes de l’islamophobie ambiante – par un discours politique fondé lui aussi sur cette dichotomie. À cette différence que le « eux » serait « les jeunes musulmans dangereux » et le « nous » les « bons » Français menacés. Dans le contexte sécuritaire actuel, cette tentation sera difficile à éviter. Mais, il faut savoir résister aux provocations et à la haine. Surtout quand elles proviennent d’une partsignificative de la jeunesse française. La France peut faire la guerre à Daech, elle ne peut pas entrer en guerre avec une partie de sa jeunesse. Pour éviter de tomber dans le piège tendu par les extrémistes, le discours politique doit s’appuyer sur les exemples de réussite des Français de culture et de confession musulmane et sur la majorité silencieuse, insérée avec succès dans la société française. Il convient d’envoyer deux types de messages : l’un au grand public, à qui il faut rappeler encore et toujours que l’on peut être Français et musulman sans que cela ne pose le moindre problème, l’autre aux jeunes tentés par le fondamentalisme religieux, en réaffirmant qu’il n’y a pas de plafond de verre infranchissable. La deuxième piste de solutions concerne l’islam qu’il faut construire et qui sera français en tant qu’il sera porteur d’une représentation du monde soluble avec les valeurs nationales, qu’il luttera contre l’hégémonie idéologique des porteurs de l’islam politique, qu’il produira et qu’il diffusera de la connaissance religieuse, qu’il sera financé par de l’argent français et qu’il s’appuiera, enfin, pour réaliser ce plan d’action sur des femmes et des hommes nouveaux, issus de la majorité silencieuse des musulmans de France.

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28 juillet 2017

Mon saut en parachute

Il y a quelques jours, j'ai relevé un défi de taille : j'ai exécuté un premier saut en chute libre. Un fantasme assez cinglé auquel on rêve le plus souvent sans jamais trouver le temps de passer à l'acte. En même temps, le postulat de l'expérience est un peu aberrant : se lancer de son plein gré dans le vide depuis un plongeoir situé à 4000 mètres de hauteur ! Pour vivre cette folie, je suis allé à l'aérodrome de Nîmes, où on m'a mis tout de suite dans le bain : je venais à peine d'arriver que j'ai dû donner mon certificat médical (de non contre-indication à un sport aérien) et signer une décharge. Oui, c'est un sport à risque. Ensuite, direction les vestiaires où j'ai enfilé l'équipement de sécurité et pris mes lunettes de saut avec les autres participants. Et on a décollé quelques minutes plus tard à bord d'un minuscule Cessna. A huit dans la cabine, on était plutôt serrés. Mais après 20 minutes de vol, on a atteint l'altitude requise. Un moniteur a dit que c'était un bon jour pour mourir et un autre a ouvert la porte avec un grand sourire sadique. Le vent s'est immiscé dans la cabine. Un premier tandem s'est lancé pour devenir aussitôt un point minuscule. J'ai vu la cabine se vider au fil des secondes, le ventre noué en voyant la file d'attente devant moi diminuer à vue d'oeil. Finalement mon tour est venu. Je me suis retrouvé face au vide. J'ai pris une grande inspiration et j'ai pris position. Pas le temps de me poser des questions existentielles, heureusement : on a sauté tout de suite. Pendant les premiers instants, je n'ai pu m'empêcher de fermer les yeux. On roulait dans tous les sens et c'était dur de dire où était la terre. Puis on s'est stabilisés et le plaisir a été total. J'ai regardé le gars qui filmait et qui avait sauté juste après nous et j'ai fait un signe. On filait à plus de 200 km/h et le vent sifflait à mes oreilles. Soixante secondes de bonheur à l'état pur. Ca paraît bien peu, surtout pour le prix, mais ces secondes-là sont vraiment intenses. Je me suis essayé à de nombreuses expériences extraordinaires au fil des années, mais aucune ne ressemblait à celle-ci. Si vous avez le coeur bien accroché, n'hésitez pas ! Je vous mets le lien vers le site où j'ai trouvé mon baptême à Nîmes. Pour plus d'informations, allez sur le site de ce saut en parachute.

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21 juillet 2017

Les Costes autour du monde

Ce jeune couple franco-belge est parti avec ses enfants Eleanor, 3 ans, et Timothy, 20 mois, pour un tour du monde au long cours. Une tribu nomade version 2.0 qui partage ses aventures sur les réseaux sociaux. Scientifiques, sportifs, baroudeurs… Les grands voyageurs d’aujourd’hui ne sont plus tout à fait solitaires, grâce au numérique et aux réseaux sociaux. Chaque jour, Le Figaro vous présente ceux qui partagent leur monde. Tout quitter et partir en famille faire le tour du monde en caravane: c’est le défi que se sont lancé Sébastien et Audrey, 33 et 26 ans, après la naissance de leur deuxième enfant, en avril 2016. Installés à Montréal après avoir empoché la confortable plus-value immobilière de leur appartement lyonnais, ils font l’acquisition d’une imposante caravane américaine. «Nous avons toujours été des voyageurs, raconte Audrey, depuis toute petite je rêvais de faire le tour du monde». «Cette grosse caravane permet aux enfants de garder leurs repères, d’avoir leur chambre», explique Sébastien. Ils prennent le temps d’aménager leur nouvelle maison et, comme une évidence pour ces passionnés d’internet, commencent à partager l’aventure sur les réseaux sociaux. «Comme nous avions eu des blogs chacun de notre côté, nous avions déjà un petit réseau». Site internet, page Facebook, chaîne YouTube, ceux qu’ils décident d’appeler «les compagnons» sont invités à suivre l’aventure. Le 21 septembre, la famille prend la route, en live sur Facebook. Au programme, dans un premier temps, les États-Unis, le Canada et le Mexique, tranquillement. «L’idée n’est pas de voyager rapidement, nous avons tout notre temps. Nous rencontrons des gens qui font le tour du monde au chronomètre, qui s’arrêtent à peine pour visiter, ce n’est pas notre démarche. Quand un endroit nous plaît, on peut rester un mois», précise Audrey.

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05 juillet 2017

Tout voir, tout entendre, et tout dire

C'est tout de même curieux. Alors que la technologie facilite aujourd'hui de manière incroyable la communication et l'échange d'informations entre les êtres humains, l'on croise encore chaque jour sur le net des gens qui voient des complots partout : des ufologues, des climatosceptiques, des obsédés du cabinet noir... Bien sûr, certains le font pour des motifs précis, tels Trump se retirant de l'accord de Paris sous prétexte qu'il s'agit d'une invention des chinois, ou tels Fillon qui préfère botter en touche et accuser toute autre personne que lui-même pour expliquer ce qui s'est passé. Mais d'autres le font pour ainsi dire gratuitement, parce qu'ils sont réellement convaincus de détenir la vérité. C'est que les outils de communication n'ont pas, comme certains ont pu l'espérer, libéré seulement la communication journalistique : ils ont aussi libéré la parole de tous les citoyens, et permis à toutes les théories de complot et de bashing de rencontrer un nouveau public. 

Et ce déversement de fausses informations, de vérités alternatives et de fake news est devenu si mainstream que des politiciens de premier plan (comme ceux que je viens de citer, mais pas que) peuvent s'en emparer et les asséner à leurs électeurs... qui les croient sur parole !

Face à cette multiplication des fausses données, il semble d'autant plus important, aujourd'hui, de prendre la parole pour réfléchir à l'actualité véritable. Les fake news s'enracinent dès lors qu'on les laisse proliférer plus que l'information vérifiée. C'est une simple logique de rapport de force, de pourcentage qui détermine laquelle des deux informations - la fausse et la vraie - va s'imposer à l'opinion. Dans le monde actuel, l'ouverture d'un blog personnel pour y relayer l'actualité et en discuter devient ainsi un acte citoyen, auquel tout le monde devrait se mettre. Parce que si la majorité silencieuse est généralement modérée, la minorité complotiste et haineuse est quant à elle très active et bien bavarde !

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